de Fabio Alessandrini et Carlo Tolazzi


Coproduction Compagnie Teatro di Fabio et Scène nationale de l’Oise en préfiguration Espace Jean Legendre Théâtre de Compiègne. 
Avec le soutien de : DRAC Picardie, Conseil Régional de Picardie, Conseil Général de l’Oise, Ville de Compiègne.



Collaboration artistique Riccardo Maranzana
Création musiques Paolo Silvestri
Regard extérieur Christophe Lemaître
Lumière Hervé Mauger, Alban Sauvé, Sthéphane Cagnart 
Son Francis Ruet

Avec Fabio Alessandrini (jeu) et Damien Hennicker (saxophones)

Durée 1H10 
conseillé à partir de 13 ans


La presse a dit....

"Avec des mots simples, tranchants et parfois dérangeants, Touche va au cœur des choses. …Touche n’est pas seulement un texte aussi beau que profond, ce n’est pas seulement une interprétation tout en sobriété, en finesse et en intelligence de Fabio Alessandrini. Touche est aussi une urgence".  France Soir

"Un spectacle aussi poignant que réaliste sur les dérives du football italien… C’est drôle, c’est fin et, surtout, on s’y croirait… Le spectateur n’en ressort pas indemne…" France Football

"Le texte se teint parfois de lyrisme lorsqu’il s’agit de décrire la magie du but. Il est porté par un saxophoniste live et surtout par le génial acteur génois Fabio Alessandrini, qui mouille son maillot du début à la fin de la rencontre…" Le Parisien

"Aux spectateurs incrédules, il faut parfois assurer que tous les médicaments sortis du sac d’entraînement pendant la pièce ne proviennent pas de l’imagination des auteurs..." Le Monde

"« Le football est la dernière représentation sacrée de notre temps » écrivit Pier Paolo Pasolini. Touche confirme la vision du cinéaste et romancier…" L’Humanité


Touche est un spectacle tragi-comique qui explore les coulisses du football professionnel, italien et européen, à partir des témoignages des anciens footballeurs et d’entraîneurs de 1ère division italienne.

Sur le ton de la confidence, le comédien va droit au but. Passant des anecdotes souvent comiques à un registre plus sérieux, il nous fait vivre ces faits réels (dopage, matchs truqués, corruption...) en dénonçant la face cachée d’un monde doré.

Sur le plateau un musicien joue en duo avec les pensées et les souvenirs des personnages incarnés par le comédien, devenant leur complice, parfois un double, un alter ego en musique.

« Le football est la dernière représentation sacrée de notre temps »
Pier Paolo Pasolini



« Pauvres supporters qui oubliez trop souvent que, lorsque l’équipe de votre cœur perd, vous êtes malheureux pour de pauvres milliardaires. Que vous brûlez et souffrez jusqu’à la mort sans avoir jamais vraiment mesuré la distance qui vous sépare de vos héros. 
Avez-vous jamais pensé que vous êtes indispensables et eux seulement nécessaires ? Vous êtes restés piégés sous les bombardements des médias, on vous a fait croire que le football est le plus beau sport du monde, mais on a oublié de préciser « tant que vous y serez ». Car il n’y a que votre souffle qui garde en vie ce qui reste du dernier des rêves ». 

Ezio Vendrame, ex footballeur (équipes de Naples, Udine, Venise...)



Pourquoi le football au théâtre ?

Le football professionnel est le premier organisateur de spectacle vivant en France. Il draine chaque année 10 millions de spectateurs dans les stades et plus de 100 millions de téléspectateurs. Sans compter le chiffre d’affaire colossal de la publicité, des droits télévisuels et du marketing. Qui est dopé ? Les joueurs ou les spectateurs ? Pâturage miraculeux où l’on ne doit pas réfléchir, et où l’on peut se défouler en broutant.
Ce « sport populaire aux valeurs simples et saines », est une métaphore idéale pour parler des contradictions, des violences, mais aussi des rêves de notre communauté. 
En me basant sur des faits réellement survenus, avec l’aide du thérapeute professionnel Carlo Tolazzi, j’ai voulu raconter une histoire à contre-courant autour de ce monde doré et ambigu, de ses idoles, au moment pénible où ils prennent conscience, où ils jettent le masque. Et en même temps, et malgré tout, manifester l’amour pour ce jeu lié aux souvenirs d’enfance, imperméables aux hypocrisies de cet absurde et grotesque théâtre. 
J’aimais le football, parce que c’était un jeu. Quand je courais après un ballon, c’est-à-dire toujours, j’imaginais que j’étais tel ou tel champion. Toute une rue, toute une ville, un pays entier courait après ce même ballon. Chacun pour des raisons différentes, secrètes.

Fabio Alessandrini
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